Robot aspirateur Roborock Saros 10R

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Analysé par : Marco Blasco
Vérifié par : Shildy Veruska
Dernière vérification des prix : 07/11/2026 à 04h54
Dernière mise à jour technique : 01/11/2026
Note globale
8,8
Puissance d'aspiration
8,8
Autonomie
9,1
Lavage des sols
8,4

Offres

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Catégorie :

Points forts

  • Seulement 7,98 cm de haut, de quoi nettoyer sous les canapés et les lits bas où d'autres robots haut de gamme ne passent pas.

  • Il laisse les serpillières à la station quand il ne fait qu'aspirer et les soulève sur les tapis, qui ne sont jamais mouillés.

  • Brosse divisée anti-emmêlement, sans aucun poil enroulé après deux semaines avec un chien, et fini le coup de ciseaux hebdomadaire.

  • Station qui lave les serpillières à 80 °C, les sèche à l'air chaud à 55 °C et dose le détergent, avec un sac annoncé pour jusqu'à 70 jours.

Points faibles

  • Avec de la sauce tomate séchée sur stratifié, il laisse une ombre très légère, visible à contre-jour, à reprendre à la main.

  • Sur tapis à poils ras, la farine fine reste à la base des fibres, avec 1,5 g sur 30 après un passage au maximum, contre 0,3 g sur sol dur.

Caractéristiques techniques

NavigationStarSight 2.0 (LiDAR ToF 3D)
FiltreLavable
Lavage des solsOui, avec lavage des serpillières à 80 °C et séchage à air chaud à 55 °C
Hauteur7,98 cm
Autonomie180 min · 176 min en mode silencieux (notre test)
Brosse pour poils d'animauxOui, anti-enchevêtrement, adaptée aux poils d’animaux
Vidage automatiqueOui
Détection des petits objetsOui
Détection des tapisOui
ApplicationOui
Cartographie intelligenteOui
Puissance d'aspiration22 000 Pa

Description

En bref

Il nous a convaincus, et pas qu’un peu, même si ce n’est pas un robot pour tous les budgets ni pour tous les salons. Après deux semaines d’utilisation quotidienne sur des sols mixtes en stratifié et en carrelage, avec des tapis à poils ras et un chien à la maison, le Roborock Saros 10R fait partie des rares robots laveurs qui nous ont vraiment déchargés du ménage, sans nous obliger à garder un œil sur lui. Nous l’avons testé en Espagne, sur le même modèle que celui vendu sur Amazon.fr.

L’atout que nous avons le plus apprécié au quotidien, c’est sa hauteur. Avec 7,98 cm de haut (nous avons mesuré 7,99 cm à la règle rigide, la valeur annoncée est donc fiable) et sans tourelle laser sur le dessus, il se glisse sous les canapés et les lits bas, là où d’autres robots haut de gamme que nous avons testés restent coincés ou ne passent même pas.

À cela s’ajoutent une aspiration très puissante (22 000 Pa), qui n’a laissé sur sol dur que 0,3 g sur 30 g lors de notre test, une autonomie de 176 minutes chronométrées pour 180 annoncées et une station qui vide la poussière, lave les serpillières à l’eau à 80 °C, les sèche à l’air chaud à 55 °C et dose elle-même le détergent. La fonction qui nous a le plus plu, c’est qu’il laisse les serpillières à la station quand il part seulement aspirer, si bien que les tapis ne sont jamais mouillés par mégarde.

Ce qui nous a le moins convaincus, c’est le lavage de la sauce tomate séchée sur le stratifié, où il a laissé une ombre très légère, visible à contre-jour. Par ailleurs, la station est grande et lourde, et il faut lui réserver un coin dégagé du salon.

Si vous cherchez un robot qui aspire et lave les sols avec un minimum d’entretien et que vous avez des meubles bas, c’est un achat qui en vaut la peine. Si vous avez seulement besoin d’aspirer, ou si votre logement est petit et dégagé, des modèles plus simples vous suffiront largement. Sur Amazon.fr, il est vendu par Roborock Official EU et non directement par Amazon.

Analyse et avis

Puissance d’aspiration. Note : 8,8/10

Roborock annonce 22 000 Pa, un chiffre très élevé pour un robot domestique, et le test le confirme. Nous avons réparti 30 g de farine et de riz sur un carré de 50 × 50 cm et lancé un seul passage en mode maximum. Sur sol dur, il n’est resté que 0,3 g, soit un taux de ramassage de 99 %. Le peu qui a résisté était de la farine fine près d’un des bords, plus quelques infimes résidus déplacés par la brosse latérale, tandis que le riz a été entièrement aspiré.

La brosse principale est divisée en deux moitiés qui poussent les poils vers le centre pour que l’aspiration les avale, et avec un chien à la maison, nous n’avons pas trouvé un seul poil enroulé au bout de deux semaines. La brosse latérale dispose d’un bras qui s’allonge dans les coins, et c’est là que la différence se voit le plus face aux robots à bras fixe que nous avons testés.

Sur tapis à poils ras, il est resté 1,5 g, soit un taux de ramassage de 95 %. Le riz disparaît presque entièrement. Ce qui résiste, c’est la poussière fine logée à la base des fibres, concentrée au centre et dans le dernier tiers du carré. C’est une limite que partagent presque tous les robots, mais d’un modèle de ce niveau, nous attendions un peu mieux.

Autonomie. Note : 9,1/10

Roborock annonce 180 minutes d’autonomie et une surface recommandée de 200 m² pour ce modèle, avec une batterie de 6 400 mAh et une puissance nominale de 66 W. Nous l’avons laissé tourner en mode silencieux, batterie chargée à 100 %, jusqu’à ce qu’il décide de lui-même de rentrer à la station, et nous avons arrêté le chronomètre à 176 minutes. C’est quatre minutes de moins que la valeur annoncée, environ 2 %. Il s’agit de l’un des plus petits écarts que nous ayons mesurés entre la fiche technique et le chronomètre, ce qui en dit long sur le sérieux de cette donnée.

Le résultat sur un parcours réel est encore plus parlant. Le salon, le couloir et la chambre avec les deux tapis à poils ras, en mode moyen, ont été bouclés en 77 minutes sans recharge intermédiaire, et le robot est rentré à la station avec 54 % de batterie. Avec une telle marge, un logement de plain-pied ne lui pose aucun problème, et dans les maisons plus grandes, la cartographie lui permet d’aller se recharger puis de reprendre exactement là où il s’était arrêté.

La charge complète depuis une batterie faible nous a pris 148 minutes, soit 2 h 28 min, ce qui confirme quasiment la charge rapide de 2,5 heures annoncée par Roborock. Concrètement, si vous programmez un nettoyage le matin et un autre l’après-midi, le robot attaque le second avec la batterie pleine.

Lavage des sols. Note : 8,4/10

Il est équipé de deux serpillières rondes rotatives, dont une extensible pour s’approcher des murs et des plinthes, et il les humidifie en continu pendant le lavage pour qu’elles ne sèchent pas. Nous avons laissé sécher une demi-heure quatre taches (café au lait et sauce tomate, sur stratifié et sur carrelage) et lui avons demandé deux passages avec un débit d’eau moyen.

Le café au lait est parti sans laisser d’auréole sur les deux surfaces, le premier passage enlevant presque toute la tache et le second finissant le contour. La sauce tomate a complètement disparu du carrelage, sans halo une fois sec, mais sur le stratifié, elle a laissé une ombre très légère qui ne se voit qu’à contre-jour. Sur les quatre taches, la serpillière extensible s’est déployée vers l’extérieur en détectant la plinthe et a nettoyé le bord jusqu’au mur.

Ce que nous préférons, c’est sa gestion des tapis. Quand il lave, il soulève les serpillières jusqu’à 22 mm et rehausse en plus son châssis de 10 mm, ce qui lui permet de traverser un tapis à profil bas sans le frôler. Et quand il part seulement aspirer, il laisse les serpillières à la station avant de partir, une option que l’on peut aussi activer depuis l’application pour le nettoyage spécifique des tapis. Sur nos deux tapis à poils ras, il n’a pas laissé une seule goutte. La station analyse en outre l’eau sale après le lavage et, si elle est très trouble, renvoie le robot laver de nouveau cette zone.

C’est avec les taches sèches et grasses sur stratifié qu’il montre ses limites, car le contour de la tache lui résiste et demande une intervention manuelle. Ce n’est pas un lavage en profondeur pour la cuisine, mais un excellent entretien quotidien.

Navigation et détection des obstacles

Le capteur laser 3D est placé à l’avant plutôt que dans une tourelle. Il travaille avec 21 600 points de mesure et combine une caméra couleur à un faisceau vertical pour repérer de profil les pieds de chaises et de tabourets. Roborock annonce qu’il reconnaît 108 types d’objets, et dans la pratique, il détecte les petits objets, les photographie et vous les signale dans l’application par une icône, ce qui aide à comprendre ce qui n’a pas été nettoyé et pourquoi.

Il n’est pas infaillible, puisque lors de nos essais il a tout de même percuté une petite pièce de construction de type Lego. Mieux vaut donc toujours ranger le sol avant de le lancer. En revanche, il franchit des seuils jusqu’à 4 cm grâce à un châssis qui soulève les roues indépendamment, ce que les robots de milieu de gamme à navigation laser classique ne savent pas faire.

L’application permet de définir des zones interdites, de nettoyer pièce par pièce et de cartographier le logement en moins de vingt minutes. L’assistant vocal intégré fonctionne sans connexion Internet, et le robot est compatible avec Alexa, Google Home et les Raccourcis Siri. La compatibilité Matter arrive par mise à jour, mais il vous faudra un contrôleur Matter, comme une enceinte ou un écran compatible, pour en profiter. Vous pouvez aussi passer un appel vidéo via la caméra et lui demander de chercher votre animal, et le fabricant affirme ne stocker aucune image.

Station et entretien

La station fait tout. Elle vide la poussière dans un sac que le fabricant annonce pour jusqu’à 70 jours, lave les serpillières à l’eau à 80 °C, les sèche à l’air chaud à 55 °C, nettoie son propre bac, remplit le réservoir du robot et ajoute du détergent concentré. Par rapport aux stations qui se contentent de vider la poussière, l’entretien se résume ici à remplir le réservoir d’eau propre toutes les quatre ou cinq sessions et à vider celui d’eau sale.

Le filtre du bac à poussière est lavable. Le manuel demande de le rincer toutes les deux semaines et de le remplacer tous les six à douze mois, alors prévoyez ce consommable dans votre budget. Sachez aussi que Roborock ne le déclare pas comme HEPA et ne lui attribue aucune classe de filtration. Si quelqu’un souffre d’allergies chez vous, c’est donc un point sur lequel le fabricant ne s’engage pas, aussi impressionnante que soit la puissance d’aspiration.

Le niveau sonore fait partie de ses meilleurs atouts. Roborock indique 65 dB pour ce modèle dans son comparateur et 55 dB ou moins en mode de lavage silencieux. De notre côté, nous avons mesuré 60,4 dB(A) en aspiration à puissance maximale, avec un sonomètre à un mètre, dans une pièce fermée et pour un bruit ambiant de départ de 29,1 dB(A). Autrement dit, même à fond, il reste sous sa valeur catalogue la plus élevée. On entend un ronronnement de turbine assez régulier, sans sifflement aigu, et le bruit de la brosse reste couvert par celui du flux d’air. Le bémol vient de l’autovidage, qui grimpe à 69,8 dB(A) pendant quelques secondes. Cela ne dure pas, mais ça s’entend, et ce n’est pas idéal à sept heures du matin.

L’autre contrepartie, c’est l’encombrement. La station mesure 48,8 cm de haut pour une emprise au sol de 38,1 × 47,5 cm et pèse 11,4 kg, alors laissez-lui de la place autour pour que ses trappes puissent s’ouvrir. Les sacs à poussière et le détergent sont des consommables à racheter régulièrement, ce qu’il faut garder en tête pour le coût à long terme.

Points forts

  • Seulement 7,98 cm de haut (7,99 cm mesurés à la règle), ce qui lui permet de nettoyer sous les canapés et les lits bas, là où d’autres robots haut de gamme ne passent pas.
  • 99 % ramassé en un seul passage sur sol dur, avec seulement 0,3 g restant sur les 30 g de farine et de riz du test.
  • 176 minutes chronométrées en mode silencieux pour 180 annoncées, et 77 minutes pour un parcours de trois pièces, avec un retour à la station à 54 % de batterie.
  • 60,4 dB(A) mesurés en aspiration à puissance maximale, sous les 65 dB annoncés par Roborock, si bien que vous pouvez le faire tourner quand il y a du monde à la maison.
  • Il soulève les serpillières jusqu’à 22 mm et le châssis de 10 mm supplémentaires, et les laisse à la station quand il ne fait qu’aspirer, alors fini les tapis humides.

Points faibles

  • Avec de la sauce tomate séchée sur stratifié, il laisse une ombre très légère, visible à contre-jour, qu’il faut reprendre à la main.
  • La farine fine incrustée dans un tapis ne part pas complètement en un seul passage à puissance maximale, puisqu’il est resté 1,5 g contre 0,3 g sur sol dur.
  • L’autovidage atteint 69,8 dB(A), presque dix décibels de plus que le robot lui-même en aspiration maximale.
  • Le filtre est lavable mais n’est pas déclaré HEPA et n’a aucune classe de filtration attribuée, un point à prendre en compte si quelqu’un est allergique chez vous.

Notre test

Test 1 : Puissance d’aspiration — 30 g de riz et de farine sur sol dur et sur tapis

Nous avons réparti 30 g de riz et de farine sur un carré de 50 × 50 cm, d’abord sur le sol dur du salon, puis sur un tapis à poils ras de la chambre, et lancé un seul passage en mode maximum sur chaque surface. Nous avons ensuite pesé ce qui restait, pour pouvoir comparer le résultat avec celui des autres robots haut de gamme passés par le même parcours.

Sur sol dur, il est resté 0,3 g sur 30, soit un taux de ramassage de 99 %. Ce résidu était presque entièrement de la farine fine près d’un des bords, plus quelques infimes restes déplacés par la brosse latérale, et le riz a été entièrement aspiré. Sur le tapis à poils ras, il est resté 1,5 g, soit 95 %, et là aussi le riz disparaît presque complètement. Ce qui reste, c’est la poussière fine à la base des fibres, concentrée au centre et dans le dernier tiers du carré. Nous avons remarqué que le moteur monte en régime de façon régulière en passant en mode maximum, sans à-coups ni coupures.

Test 2 : Autonomie — parcours de trois pièces et décharge complète

Nous avons fait deux tests différents. Le premier était un parcours continu en mode moyen dans le salon, le couloir et la chambre, deux tapis compris, chronométré du départ jusqu’au moment où le robot rentre de lui-même à la station. Le second consistait à le laisser tourner en mode silencieux, batterie à 100 %, jusqu’à ce qu’il décide de rentrer faute de batterie, pour connaître son plafond réel.

Le parcours complet a été bouclé en 77 minutes, sans aucune recharge intermédiaire, avec un retour à la station à 54 % de batterie. Il lui restait donc plus de la moitié. En décharge continue, il a tenu 176 minutes pour les 180 annoncées par Roborock dans son comparateur officiel, soit quatre minutes d’écart. La recharge complète depuis une batterie faible a pris 148 minutes (2 h 28 min), très près des 2,5 heures annoncées. Sur les tapis, il ralentit visiblement avant que le châssis ne s’ajuste, une courte pause qui n’apparaît pas sur sol dur et qui allonge un peu le cycle. En revanche, nous ne pouvons pas dire comment la batterie se comportera après un an de cycles quotidiens.

Test 3 : Lavage des sols — café au lait et sauce tomate séchés une demi-heure

Nous avons laissé sécher 30 minutes une tache de café au lait et une autre de sauce tomate, sur stratifié comme sur carrelage, puis lui avons demandé deux passages à débit moyen avec les serpillières rotatives. Nous avons observé s’il restait des auréoles au séchage, s’il nettoyait les bords jusqu’à la plinthe et ce qu’il faisait en arrivant sur le tapis.

Le café au lait a disparu sans auréole sur les deux surfaces. La sauce tomate est partie du carrelage sans halo visible après séchage, mais sur le stratifié, elle a laissé une ombre très légère, visible à contre-jour après les deux passages. Dans les quatre cas, la serpillière extensible s’est déployée vers le bord en détectant la plinthe et a nettoyé jusqu’au mur. Arrivé au tapis, il a soulevé les serpillières et l’a traversé à sec, sans une goutte, le châssis s’écartant en plus du sol. En passant près de la station après le cycle, on sent la vapeur et la chaleur du rinçage des serpillières, et les pièces du support des serpillières et du réservoir se retirent sans outil pour être lavées sous le robinet. Pour l’entretien quotidien d’une maison avec un animal, il fait largement l’affaire. Pour les résidus de cuisine incrustés, il ne remplace pas la serpillière.

Test 4 : Niveau sonore — sonomètre à un mètre dans une pièce fermée

Nous avons mesuré au sonomètre à un mètre du robot, sur sol dur, dans une pièce fermée et sans autre appareil allumé, avec un bruit ambiant de départ de 29,1 dB(A). En aspiration en mode maximum, il a affiché 60,4 dB(A), sous les 65 dB que Roborock publie pour ce modèle, avec un ronronnement de turbine assez régulier, sans sifflement aigu, et le bruit de la brosse couvert par celui du flux d’air. Le pic de l’autovidage de la station a atteint 69,8 dB(A). Il ne dure que quelques secondes, mais il est nettement plus fort que le robot en marche.

Pour en savoir plus sur les critères d’achat, jetez un œil à notre guide du meilleur robot aspirateur, où vous trouverez les meilleurs modèles que nous avons testés et qui vous aidera à choisir celui qui vous convient le mieux.

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Marco Blasco

Je suis Marco Blasco et, depuis plus de 5 ans, j'analyse et je compare des produits pour la maison. Mes évaluations reposent sur des tests réels, sur mon expérience directe et sur des critères objectifs, expliqués en toute transparence. Grâce à des guides et des comparatifs détaillés, j'ai aidé des milliers de personnes à choisir en toute confiance, et je peux le faire parce que je suis totalement indépendant des marques.